PREPARATION DU LIEU

Tout d’abord, nous préparons soigneusement l’endroit où se déroulera la pratique. Le lieu est nettoyé minutieusement, comme si nous nous apprêtions à accueillir des invités de marque. Ensuite, nous disposons diverses offrandes, telles que des bols d’eau, des lampes à beurre, des fleurs, de l’encens, et parfois même de la nourriture et des boissons. Toutes ces offrandes sont faites en hommage au mandala de la Divinité et aux Trois Joyaux (le Bouddha, le Dharma et la Sangha) dans le but de permettre au pratiquant d’accumuler des graines positives et de créer des conditions favorables à la pratique.

Un autre obstacle en Occident est souvent lié à une forme d’orgueil ou d’ignorance, où certaines personnes pensent qu’elles ne veulent pas “accumuler du mérite”, car elles considèrent cela comme une sorte de quête de récompense, un peu comme on donnerait un bon point à l’école. Ils se disent : « Moi, je fais ces actes de manière complètement désintéressée, sans chercher à en tirer aucun bénéfice. » Mais ce point de vue reflète une incompréhension de la loi du karma. En réalité, nous avons tous besoin de créer de bonnes causes, car nous aspirons tous au bonheur.

OFFRANDES SPECIFIQUES 

Lampes à beurre

Avant de débuter le rituel, des offrandes de lumière sont faites dans la Maison des Lumières du temple. Selon la pratique, nous allumons vingt-cinq ou cinquante lampes à beurre. Ces offrandes porteuses d’un grand mérite, sont amplifiées par la force des prières et des souhaits récités par la suite.

Fleurs 

Bien que chaque pratique de méditation-récitation soit une occasion d’accumuler du mérite, il y a des moments particuliers où cette accumulation est encore plus significative. C’est notamment le cas pour la pratique de Dreulma (Tara), la pratique du Bouddha de la richesse (Orgyen Norlha), ainsi que les deux Tsoks mensuels. Ces pratiques offrent une occasion particulièrement puissante d’accumuler du mérite. C’est pour cette raison qu’au centre, nous offrons des compositions de fleurs spécifiques lors de ces occasions.

Nourritures et boissons

Enfin, pour les deux Tsoks mensuels, ainsi que la Tsok d’Orgyen Menlha au Bouddha de la médecine, des offrandes de nourriture et de boissons sont préparées et arrangées devant l’autel. Ces Tsoks sont des cérémonies de partage propres au Vajrayana, permettant non seulement d’accumuler des mérites, mais aussi de restaurer et renforcer les liens sacrés , les Samayas, qui unissent les pratiquants entre eux, ainsi qu’avec le maître spirituel. À travers ces offrandes, les pratiquants réaffirment leur engagement spirituel et approfondissent les connexions de bienveillance et de soutien entre eux.

ACCUEIL ET PROSTERNATION

Une fois la préparation achevée, les pratiquants s’installent sous le porche, les mains jointes, signe de respect, pour accueillir le Maître, s’il est présent pour le rituel. L’accueil se fait au son des « gyarlang », offrande de musique sacrée. Un des pratiquants, le tcheupeun, prépare une fumée purifiante qu’il disperse devant chaque pratiquant. Puis, chaque pratiquant fait trois prosternations, symbole de l’offrande du corps, de la parole et de l’esprit aux Trois Joyaux.

SE RELIER AU MAÎTRE

Ensuite, chacun entre et s’assoit dans le temple. En préambule, la prière de Lama Kyéno, l’appel au Lama de loin, est écoutée,  permettant ainsi aux pratiquants de se relier à l’esprit du Maître, source de tous les Refuges. C’est comme une méditation préliminaire.

LA MOTIVATION PURE

Lorsque le Maître est présent, il nous enseigne l’importance de la motivation pure. Par ce rappel à chaque début de pratique, le Maître nous aide à nous entraîner, au départ artificiellement, à générer l’esprit d’éveil. Ainsi, même si cette motivation peut sembler difficile à cultiver au début, elle devient progressivement spontanée à force de répétition et d’habitude. Sans ce rappel, on risque de pratiquer avec une intention centrée sur soi-même, ou de manière aveugle, sans comprendre pleinement pourquoi on est là. Le Maître nous guide ainsi vers une pratique véritablement tournée vers le bienfait des êtres, ce qui donne sens et pouvoir à notre engagement spirituel.

L’ENNONCÉ DES SOUHAITS

Un des pratiquants énonce les demandes de souhaits, généralement pour des personnes spécifiques. Ces demandes sont accompagnées d’une offrande d’argent, dédiée à la personne pour laquelle les souhaits sont formulés. Toutes les offrandes précédentes, telles que celles de lumière, ainsi que les prières qui suivent, sont également dédiées à ces individus. À chaque pratique, une demande de souhait est formulée pour les sponsors de l’activité du temple, ainsi que pour la pacification des éléments et des diverses souffrances, tant à la réunion que dans le monde entier.

DEBUT DES RÉCITATIONS 

À partir de ce moment-là, commence la récitation dans le livret de pratique, suivie des pratiques préliminaires. Ces récitations se font en phonétique tibétaine. Dans le livret, vous trouverez le texte en tibétain, sa transcription phonétique et la traduction en français. Nous lisons donc en phonétique tibétaine, et il est important de souligner que, même si nous ne comprenons pas pleinement le sens des mots au début, il est essentiel de réciter sans intellectualiser. Ce n’est pas un obstacle. Le son du Dharma, par nature, est porteur de bienfaits pour tous les êtres, qu’il soit compris ou non. Ainsi, même sans saisir immédiatement la signification, il ne faut pas penser que cela ne sert à rien. Bien au contraire, chaque récitation a un impact positif sur notre esprit et celui des autres. Ce bienfait se révèle progressivement, et avec le temps, la compréhension viendra naturellement. Mais, même si le sens échappe au début, la pratique reste puissante et bénéfique. Cela permet de pacifier l’esprit et d’attirer la bénédiction du Dharma.

MANTRA QUI MULTIPLIE LA VERTUE

Tout d’abord, nous récitons trois fois le mantra du Gyeurnak, le mantra qui multiplie par dix mille fois toute la vertu que nous accumulons.

PRIERE REFUGE ET ESPRIT D’ÉVEIL

Cette prière récitée trois fois, est un rappel essentiel pour ceux qui ont pris les vœux de refuge, renforçant leur engagement et leur foi dans les Trois Joyaux. Le refuge constitue la porte d’entrée vers toutes les bénédictions de la voie bouddhiste, et cette prière permet aux pratiquants de se reconnecter à leurs vœux. Elle témoigne de la confiance dans les moyens offerts par les Trois Joyaux et aide à maintenir l’esprit orienté vers l’éveil, avec l’intention de pouvoir aider tous les êtres. Après cette prière de refuge et d’esprit d’éveil, nous restons quelques secondes en méditation pour vraiment prendre le temps de renouveler et générer cette intention pure.

Préparation de sa motivation 

Idéalement, avant même d’arriver au temple, ou au moment où l’on prend la voiture pour se rendre au rituel, nous devrions déjà cultiver cette motivation : se dire que nous nous rendons au temple, non pas dans le but d’accomplir une pratique personnelle, mais pour le bienfait de tous les êtres. Si cette motivation n’est pas présente à notre arrivée au temple,  le son des gyarlang, la musique sacrée, devrait nous rappeler cette intention pure.  Et si tel n’est toujours pas le cas, c’est alors le rôle du maître, avant de commencer le rituel, de nous rappeler encore l’importance de générer cette intention pure du bienfait des êtres.

L’importance de l’esprit d’éveil 

Pourquoi l’intention de l’esprit d’éveil est-elle si cruciale ?  Parce qu’elle forme la base du chemin vers l’éveil. Si l’on souhaite utiliser les moyens de la pratique et obtenir le fruit de l’éveil, il est essentiel de prendre pour fondement l’esprit d’éveil. Sans cette intention pure, tous les moyens qui suivent — qu’il s’agisse de récitations, prières ou autres pratiques — n’atteindront pas leur plein potentiel. L’esprit d’éveil est la base indispensable pour que ces pratiques donnent des fruits, c’est ce qui permet de transformer notre action en un chemin véritable vers l’éveil.

    ༄༅། །སྐྱབས༌འགྲོ་སེམས་བསྐྱེད། 

« Prière de Refuge et de l’esprit d’Eveil »

    སངས་རྒྱས་ཆོས་དང་ཚོགས་ཀྱི་མཆོག་རྣམས་ལ། །

SANG GYI/ TCHU TANG/ TSOK KYI/ TCHOK NAM LA

Dans le Bouddha, le Dharma et la Sangha,

    བྱང་ཆུབ་བར་དུ་བདག་ནི་སྐྱབས་སུ་མཆི། །

CHANG TCHEUP/ VAR TEU/ DAK NEU/ KYAP SEU TCHEU

Je prends Refuge jusqu’à ce que j’atteigne l’Eveil.

    བདག་གིས་སྦྱིན་སོགས་བགྱིས་པའི་བསོད་ནམས་ཀྱིས། །

DAK KI/ JIN SOK/ GYI PI/ SEU NAM KYI

Par le mérite accumulé de la générosité et des autres perfections,

    འགྲོ་ལ་ཕན་ཕྱིར་སངས་རྒྱས་འགྲུབ་པར་ཤོག །

DRO LA/ PEN TCHIR/ SANG GYI/ DREUP PAR CHO

Puissè-je devenir Bouddha pour le bien de tous les êtres.

 PRIÈRE AU LAMA

Dans le véhicule du Vajrayana, le Maître, appelé aussi maître de Vajra, occupe une place centrale et essentielle. Il est la manifestation vivante de tous les objets de refuge et représente la source directe de bénédiction et de guidance sur le chemin. Pour pouvoir pratiquer pleinement dans cette voie, il est indispensable de rencontrer un Maître qualifié. Ce Maître est celui qui nous transmet les différentes initiations, instructions orales et enseignements, permettant ainsi de faire mûrir le courant de notre être. Par ces transmissions, nous recevons les moyens nécessaires pour purifier notre esprit, renforcer notre pratique et progresser dans l’accomplissement de l’éveil.

Dans le palais de la sphère des phénomènes, Ok Min, l’essence de tous les Bouddhas des trois temps, lui qui me montre véritablement mon esprit tel le Dharmakaya, au pied de mon Lama racine, je prie. Glorieux et précieux Maître Racine, vous qui demeurez sur un siège de lotus, au sommet de ma tête, prenez-moi sous votre grande bienveillance, et accordez-moi les accomplissements du corps, de la parole et de l’esprit.

Extrait de la prière au lama 

Un moyen pour contrer l’égo

En Occident, il peut être difficile de comprendre pleinement le rôle du maître spirituel, car nous avons une forte tendance à vouloir compter uniquement sur nous-mêmes. Cependant, en tant qu’êtres ordinaires, nous sommes prisonniers de l’illusion du monde conditionné, cherchant sans cesse le bonheur sans parvenir à le trouver. Dans ce contexte, le maître spirituel, ayant réalisé les qualités du chemin, devient un guide essentiel. Il est celui qui, par son expérience et sa sagesse, est à même de nous guider, de nous montrer la voie vers la libération. Sa capacité à nous guider repose entièrement sur la confiance que nous plaçons en lui. Car, dans le Vajrayana, suivre le maître, c’est s’engager à dépasser la saisie égoïste, cette tendance à vouloir tout contrôler. C’est une question de confiance : sans elle, il est impossible de suivre pleinement ses instructions et de progresser sur le chemin. Le maître devient ainsi le moyen essentiel pour nous libérer de notre ego et nous mener vers l’éveil.

Sentiment de grande gratitude 

La relation qui se tisse entre le maître et le disciple repose sur une confiance profonde et mutuelle, mais cette confiance ne doit pas être aveugle ni émotionnelle. Elle se construit lentement au fil du temps, à mesure que le disciple expérimente la bienveillance et la sagesse du maître. Cette relation authentique grandit avec les années : plus le temps passe, plus le disciple voit, à travers l’enseignement et la guidance du maître, les effets concrets sur sa propre transformation. Les instructions du maître, loin de l’enfermer, ouvrent la voie à une véritable libération. Au début, il peut ne pas être évident de percevoir cet impact immédiat, mais petit à petit, on ressent une nette différence dans la façon dont on aborde la vie et la souffrance. Au fur et à mesure, la relation ne fait que renforcer la conviction du disciple que le maître est un guide de confiance sur la voie de la libération. Ce n’est pas une relation de dépendance, mais une relation libératrice, qui mène à une grande liberté de l’esprit. La reconnaissance et la gratitude envers le maître grandissent avec cette expérience. Au fil du temps, le maître devient un refuge central, la personne la plus importante dans la vie du disciple, suscitant une gratitude infinie qui, lorsque la pensée du maître surgit, peut faire couler spontanément les larmes de dévotion. C’est un sentiment de ne jamais pouvoir rendre pleinement ce qu’il nous a donné, car les bienfaits de son enseignement et de sa guidance sont immenses.

PRIÈRES AUX MAITRES  DE LA LIGNÉE

Les trois prières qui suivent rendent hommage aux principaux Maîtres de Do Khyentsé Rinpoché : Longchen Rabjam, Djikmé Lingpa, Dodrupchen Rinpoché, Lama Rinzin Nyima, Namtrul Rinpoché et Khandro Taré Lhamo.
Se relier à un maître signifie aussi se connecter à toute sa lignée de transmission. Un maître n’est pas un élément indépendant ; il incarne la continuité de la transmission qu’il a reçue de ses propres maîtres, comme un précieux nectar versé de vase en vase, conservant son authenticité jusqu’à nous. C’est ce que l’on appelle la bénédiction de la lignée. Même sans avoir rencontré ces maîtres, le simple fait qu’ils appartiennent à la lignée de notre maître nous relie à eux. A travers ces prières, nous invoquons leur esprit de Sagesse et leur bénédiction pour faire naître en nous les expériences et les réalisations spirituelles.

PRIÈRES DE SOUHAITS

Ensuite, débute la récitation des prières de souhaits, qui ne font pas partie du rituel spécifique de la Divinité.
Ces prières de souhaits, ou shabten en tibétain, permettent de pacifier les conditions défavorables et d’en créer de favorables. En dehors des rituels, ces shabten peuvent être récitées quotidiennement.
Voici les trois prières de souhaits récitées :

Tashi Gyepa : « Les Vers aux Huit Nobles Auspicieux »

Les bienfaits de cette prière sont nombreux. Récitez-la au réveil, et vous accomplirez tous vos objectifs de la journée. Récitez-la avant de dormir, et vous aurez de bons rêves. Récitez-la avant un conflit, et vous obtiendrez une victoire complète. Récitez-la avant de débuter un projet, et vous connaîtrez le succès.
En récitant cette prière chaque jour, votre longévité, votre éclat, votre renommée et votre prospérité augmenteront. Vous trouverez le bonheur parfait et réaliserez vos objectifs exactement comme vous le souhaitez. Toutes les actions nuisibles et obscurcissements seront purifiés, et vos souhaits pour les royaumes supérieurs, la libération et l’omniscience seront exaucés.
Ce sont les paroles du Bouddha lui-même. Cette prière a surgi du lac d’esprit de Mipham Rinpoché, Djamgön Rigdzin, le troisième jour du troisième mois de l’année du Singe de Feu, en 1896, à un moment propice selon les configurations du soleil et des constellations. Mangalam.

Wangdeut Soldep : « Prière qui Magnétise Toutes les Apparences de l’Existence »

Cette prière fut composée par Mipham Rinpoché le premier jour du septième mois de l’année du Lièvre de Terre, en 1879. Tous ceux qui la réciteront avec conviction accompliront sans aucun doute toutes les activités de magnétisation. Cette prière peut également être inscrite sur des drapeaux de prière rouges et laissée flotter dans le vent.

Sampa Lhundroupma : « Prière à Padmasambhava qui Accomplit Tous les Souhaits »

Dans cette pratique, Guru Rinpoché apparaît debout, prêt à agir, entouré de ses douze émanations. Sous cette forme, le Mahaguru accorde aux pratiquants une protection contre toutes les calamités. Il nous protège des conflits, des maladies, de la pauvreté, des fauteurs d’obstacles, des animaux dangereux, des perturbations des quatre éléments naturels, des voleurs, de la mort soudaine, de l’état intermédiaire, de l’attachement à la réalité, et des souffrances des six classes d’êtres.

PRIÈRE D’INVITATION À GURU RINPOCHE

Cette prière, Tsikdeun Soldep « Prière en sept vers à Padmasambhava » est un terma, un trésor spirituel. Elle condense toute la force de bénédiction de Guru Rinpoché, « le second Bouddha », et permet, à elle seule, d’obtenir tous les accomplissements de la Voie.

Pendant cette prière, récitée trois fois, on imagine que Padmasambhava, ou Guru Rinpoché – son nom tibétain le plus populaire, signifiant « le Précieux Maître » – arrive depuis la Terre Pure de Zangdokpalri, entouré d’une multitude de dakinis, « êtres de Sagesse », pour bénir l’assemblée des pratiquants et leur conférer sa bénédiction.
Le tcheupeun, maître des offrandes, présente un encens, qu’il tient d’un geste gracieux, accompagné d’une khata, symbole d’offrande et de respect envers Guru Rinpoché et son assemblée. À la fin, les pratiquants concluent avec une offrande de musique.

PRIÈRE D’OFFRANDE DE LUMIÈRE

La récitation de ce terma (trésor spirituel), révélé par Khandro Taré Lhamo, sert de support de visualisation aux offrandes de lumière effectuées au début du rituel dans la maison des lumières.

Ces lampes à beurre, manifestation de la pureté originelle de Rigpa, je les offre aux Vidyadharas, Padmakaras et aux déités du Mandala. Par la conscience omnipénétrante, nous savons que tous les êtres ont été notre mère. Puissent-ils être libérés dans l’état du Dharmakaya, la conscience vacuité. Que chaque lampe offerte devant les Bouddhas se multiplie en cent millions.

Extrait de la prière d’offrande de lumière 

RITUEL SPÉCIFIQUE À UNE DIVINITÉ

À partir de ce moment, débute la récitation du rituel spécifique associé à la Divinité. Ces rituels sont pratiqués lors de jours particuliers, appelés Dutchen «jour important», qui correspondent à des moments spécifiques dans le calendrier lunaire tibétain, où les énergies intérieures sont particulièrement propices. Au centre, les rituels sont réalisés les 8ème, 10ème, 15ème, 18ème, 25ème et 29ème jours de chaque mois lunaire. En dehors de ces Dutchens, des pratiques de souhaits et le rituel de purification des Jeutro sont récités.

Chaque rituel est relié à une divinité qui représente un aspect spécifique de l’activité des Bouddhas, comme l’activité de compassion, de guérison, de richesse, de protection, etc. Cependant, cela ne veut pas dire qu’il faut pratiquer toutes les Divinités pour pouvoir obtenir toutes ces qualités. La pratique continue d’une seule Divinité peut amener au parfait Éveil. On pourrait comparer l’Éveil à un diamant et les Divinités aux multiples facettes de ce diamant.

Il est toutefois très bénéfique de pouvoir faire ces rituels en groupe ou en présence du maître. La pratique répétée de ces rituels permet progressivement de dissiper toutes les conditions adverses pour nous et notre entourage et d’apporter du bien-être.
Quant à la pratique quotidienne chez soi, il est possible d’accumuler uniquement le mantra ou une prière spécifique, car il est rare qu’un laïque ait le temps de s’engager dans la pratique d’un rituel complet.

PRIÈRES DE SOUHAITS DE LONGCHENPA

Cette prière fait référence aux souhaits énoncés par le grand Maître Longchenpa et, en les récitants, cela guide notre esprit vers des aspirations vastes et remplies de sens.

Dans toutes mes vies, où que je naisse, puissé-je posséder les sept qualités de haute renaissance. Dés ma naissance, puissé-je rencontrer le Dharma et avoir la liberté de le pratiquer pleinement. Puissé-je alors satisfaire le noble Lama en mettant en pratique, jour et nuit, l’enseignement. Par la réalisation de l’enseignement et en actualisant son sens le plus profond, puissé-je traverser l’océan de l’existence en une seule vie. Puissé-je enseigner le noble Dharma dans le Samsara, et ne jamais cesser d’œuvrer pour le bien des Etres. Par mes efforts vastes et impartiaux pour le bien des autres, puissent tous les Etres atteindre, simultanément, l’état de Bouddha.

Extrait des souhaits à Longchenpa 

LA DÉDICACE

La dédicace constitue la dernière des trois méthodes essentielles dans un rituel, après l’esprit d’éveil et la pratique véritable. Elle joue un rôle primordial, car elle scelle l’ensemble de la pratique en orientant les mérites accumulés vers le bienfait de tous les êtres.

Avec la même Connaissance que l’héroïque Manjusri et de même que Samantabhadra, m’entraînant sur leurs traces,  je dédie entièrement cette vertu. Que cette prière royale, souveraine parmi les sublimes, apporte secours à tous les êtres sans fin, et que l’accomplissement de cette Parole sacrée, ornement de Samantabhadra, vide entièrement tous les royaumes inférieurs sans exception.

Extrait de la pratique du Zangtcheut Monlam 

 LE MANTRA DE L’INTERDÉPENDANCE

Ensuite, nous récitions le mantra de l’interdépendance, le Temdrel Nyangpo. Ce puissant mantra aide à établir des connexions harmonieuses et bienveillantes entre tous les êtres. Sa récitation favorise l’éveil de la compréhension de l’interconnexion de tous les phénomènes, renforçant ainsi notre esprit de compassion et d’interdépendance.

PRIERE DE SOUHAITS 

Après le mantra de l’interdépendance, nous passons à la récitation des Trashi, c’est-à-dire des souhaits auspicieux. Cette étape est toujours présente à la fin de chaque rituel. Les Trashi consistent à énoncer des souhaits positifs pour le bienfait de tous les êtres. Traditionnellement, le maître accompagne chaque souhait d’une offrande de riz ou de fleurs, qui symbolise la bénédiction et la dédicace des vœux formulés.

L’instructeur est apparu en ce monde, et la lumière des Enseignements brille, tel le soleil. Puissent les détenteurs des enseignements et les disciples s’accroître, et tout être prospère afin que les enseignements demeurent longtemps! La grande Perfection, unique chemin de tous les vainqueurs, est la voie sublime, la tradition ancienne du suprême Padma, dont tous les Bouddhas font la louange. Puisse cet enseignement des Vainqueurs rayonner parfaitement dans toutes les directions!

Extrait de la prière des Trashi

PRIÈRES AUX PROTECTEURS DU DHARMA

Puis vient la récitation des solkas, des prières dédiées aux protecteurs bouddhistes, appelés trongmas. Ces protecteurs, éveillés ou mondains, ont pour activité de protéger l’enseignement du Dharma, les maîtres spirituels ainsi que les pratiquants, en veillant à maintenir la pureté du Dharma et en prévenant les obstacles qui pourraient entraver la voie.
Accompagnant cette requête, le Tcheupeun, maître des offrandes, présente un serkyem, une coupelle remplie d’alcool, qui est offerte au protecteur, à l’extérieur.

Ô Protecteurs du Dharma, véritables joyaux exauçant les souhaits, vous qui accordez l’accomplissement des désirs à quiconque se souvient de vous, menez les activités éveillées afin que toutes mes aspirations se réalisent, et que les enseignements du Bouddha se propagent. Dans une vie passée, devant le Grand d’Oddyana (Guru Rinpoché), vous avez juré de protéger, comme une mère ses enfants, ceux qui agissent de la manière appropriée (en accord avec la loi du karma) : Ô protecteurs et gardiens de la doctrine, accomplissez l’activité!

Extrait des Solkas.

CONCLUSION

A présent le déroulé du rituel avec les souhaits préliminaires et les souhaits de conclusion est terminé.

MANTRA DES DIVINITÉS

Vient ensuite la récitation des mantras, appelés « Zong Ngak », dédiés aux souhaits spécifiques énoncés au début du rituel. Comme pour chaque accumulation de mantras, cela se conclut par une prière d’offrande, de dédicace et de souhaits

À la fin, nous récitons trois fois le Mantra de Guru Rinpoché : OM AH HOUNG BENZA GURU PADMA SEUDDHEU HOUNG.

Ensuite, tous les participants se lèvent pour faire une circumambulation du temple tout en continuant à réciter le mantra.

Protégé : Pratique de Purification : Le Nyoung Ne

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Protégé : Pratique de Confession : Les Jeutro

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Pratique de Bénédiction : Le Lidunma

LA PRATIQUE DE YESHE TSOGYALLe texte pratiqué est "Le don suprême de la grande félicité",...

Pratique de Restauration : Tsok à Guru Rinpoche

LA PRATIQUE DE YESHE TSOGYALLe texte pratiqué est "Le don suprême de la grande félicité",...

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